secangkir kopi susu dari Indonesia

7 weeks discovering Indonesia : Amanda and Geraud in Summer!

And the door is now open.. come on in and enjoy a cup of kopisusu! September 25, 2009

Filed under: Coklat putih — fralinesia @ 11:59 am

 Selamat Datang, Welcome, Wilkommen, Bienvenue!

Ratu Boko Temple Area, Jogjakarta Indonesia

Ratu Boko Temple Area, Jogjakarta Indonesia

After 7 weeks in Indonesia, we realize that it was so difficult to write on a blog. Guess we prefer to make a trip than sitting in front of laptop and write (plus : one of us will always disturb the other..) And anyway, the idea of writing blog, must become true! 7 weeks discovering Indonesia. Getting into the nature. Drowning in the Indonesia’s real beauty. So enjoy!

Après avoir passé sept semaines en Indonésie, vivre l’aventure au jour le jour nous empêchait d’écrire un blog. Qui voudrait rester assis devant l’ordinateur au lieu de profiter de l’instant présent ? Mais maintenant que nous sommes retournés chacun dans notre pays, l’idée d’un blog a germé un nous ! 7 semaines à travers l’Indonésie, sa beauté, sa nature enchanteresse. Rien que pour vos yeux !

Setelah pengalaman Geraud di Indonesia selama 7 minggu, sadar juga bahwa menulis di blog itu sulit. Daripada duduk di depan laptop, kita lebih memilih untuk melakukan trip ke berbagai tempat. Hmm, tapi ide untuk menulis blog harus tetap berjalan donk! 7 minggu di Indonesia, menjelajahi keindahan dan keunikan alam negeri tercinta ini! Selamat menikmati!

Together on the motorbike

Together on the motorbike

 

 

 

 

Kopisusu, qu’est-ce que c’est ?! Kopisusu, what is it?!

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Lumpur Lapindo – La tragédie du volcan de boue de Sidoarjo January 12, 2010

Filed under: Coklat putih — fralinesia @ 7:38 pm

Il faisait chaux ce jour-là, et nous étions en route pour Malang, petite ville historique à l’Est de Java, avec les amis du frère d’Amanda. Après une vingtaine de kilomètres après avoir quitté les quartiers résidentiels de Sidoarjo, dans la banlieue de Surabaya, nous avons longé un immense talus. Puis nous nous sommes arrêtés et sommes grimpés sur le dessus. Et là, stupeur devant le paysage effroyable qui se dessine devant nous. Il s’agissait en fait d’une digue qui retenait la boue du volcan de Sidoarjo, qui n’avait de volcan que le nom et n’énorme panache de fumée blanche qui se dégageait au loin. De la boue chaude de laquelle sort des bulles… à perte de vue. Sur le devant, on apercevait le haut des toits d’hangars désormais ensevelis qui laissent facilement imaginer la profondeur qu’a atteint la boue.

Le volcan de boue de Sidoarjo - Lumpur Lapindo

Une catastrophe humanitaire, sociale et écologique

Il était une fois une entreprise qui prospectait des forages pétroliers dans la région, réputée riche en gaz et pétrole. La société PT Lapindo Brantos était détenue, ironie du sort, part le ministre indonésien du bien-être et sa famille. Cette société prospectait donc à cette endroit, banlieue industrielle de Surabaya, à proximité des habitations, des rizières et des usines, le 28 mai 2006 lorsque de la boue s’est mise à sortir à quelques pas de là avec de faibles quantités de gaz. Depuis ce jour-là, elle n’a cessé de sortir pour finir par tout envahir à un rythme effréné (aujourd’hui, à un rythme dépassant les 200.000 mètres cubes par jour). Les scientifiques du monde entier se sont penchés dessus, mettant en cause tantôt la société Lumpur et tantôt le séisme qui avait frappé la région, les plus futés mirent en relation les deux phénomènes.

Maudite boue. Elle a fini par tout envahir, les routes, la ligne de chemin de fer qui passait là, les populations ont été évacuées (bien sûr sans indemnisation) et on construit des digues qui ont du mal à endiguer tel Sisyphe roulant sans cesse sa pierre. Partout la boue continue de sortir. On la fait se jeter dans la rivière du coin, alors elle se met à polluer tout en aval, ravageant les élevages de crevettes qui faisaient la fierté du lieu.

Bien sûr on a essayé de jeter des blocs de béton à l’intérieur du cratère. Encore une fois, la nature triomphe et la boue continue. Alors on s’est mis à prier et l’éruption a continué et continue encore. Si rien ne cesse, la maison des parents d’Amanda sera ensevelie d’ici à 2020.

Les toits au premier plan sont ceux de hangars ensevelis

Sur la digue, des victimes tentent de vendre aux quelques touristes s’y arritant des dvd et racontent leurs mésaventures. « English subtitles » me dit l’un en me montrant les quelques indications sur la boîte marquées en anglais. Alors je le prends, tout est en indonésien, mais les images parlent d’elles-mêmes… Les quelques mètres cubes du début commencent à jaillir, puis au fur et à mesure envahit tout. On y voit aussi les prières collectives, la tentative d’implanter des blocs de béton dans le cratère, et puis les évacuations des villages, les manifestations des victimes. Il a les réfugiés de guerre, les réfugiés climatiques, et désormais… les réfugiés de la boue.

Les digues encerclent le volcan

Victimes de la catastrophe

Victimes de la catastrophe

Pour en savoir plus

http://www.liberation.fr/week-end/010196818-tuer-le-volcan

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article4391

 

La petite boutique de Reno – Toko Reno -Reno’s shop November 5, 2009

Filed under: Coklat putih — fralinesia @ 6:30 pm

Reno, Andy and Manda

Reno, Andy and Manda

Andy est le meilleur d’ami d’Amanda, et Reno son petit frère, avec qui j’ai passé les meilleurs moments à Surabaya qu’ils connaissent comme leur poche. Le soir, on allait les rejoindre, davant la boutique de Reno. Il possède à 22 ans sa petite boutique avec une employée, dans le garage de la maison de leurs parents. Tandis que les parents jouaient aux cartes sans jamais s’en lasser, que les gamins s’amusaient à allumer des feux d’artifice, ils m’expliquaient ”leur Indonésie”.  Leur vie, c’est la musique, par n’importe laquelle : le rock ! Et ils le pratiquent en famille : Andy est le chanteur guitariste, le véritable leader du groupe, Reno s’occupe de la batterie, et leur autre frère prend la basse. Ils participent à certains festivals, sont connus sur la scène musicale de Surabaya. Malheur à moi d’avoir accepté de faire un karaoké avec eux et Amanda !

Hidden guitar player

Hidden guitar player

En Indonésie, il est courant de voir des personnes jouer de la guitare et chanter sur le bord de la route.

 

Raden Adjeng Kartini – Première féministe indonésienne

Filed under: Coklat putih — fralinesia @ 5:15 pm

Et puisque nous parlons des Indonésiennes (cf article ci-dessous), on ne peut que évoquer Raden Adjeng Kartini (1879-1904). Cette fille d’aristrocrate javanais, remarquée par se beauté et son humilité, au temps où le pays était administré par un Etat à l’autre bout du monde, la Hollande. Cette figure intellectuelle fascine énormément : à la fois féministe, mais aussi nationaliste, elle se bat pour l’éducation des jeunes filles, dans une société où elles étaient relayées aux taches ménagères, suivant les difficiles codes de conduite alors à Java, en particulier dans le milieu aristrocate dans lequel elle vit. Elle se bat aussi pour la tolérance religieuse, et la fraternité entre les deux peuples, alors que les écarts de comportement sont manifestes, les indonésiens étant traité alors comme “de grands enfants”, les hollandais leur refusant qu’ils s’adressent à eux en hollandais. Heureusement son père, alors fonctionnaire indigène (bupati, régent de Jerapa), l’autorise à bénéficier d’une éducation occidentale. Elle se bat aussi contre la polygamie et le ”mariage arrangé”, alors que les jeunes filles ne découvraient leur mari que bien souvent le jour de leur mariage ! Elle ouvre une école pour jeunes filles, qu’elle dirigera avec ses deux soeurs préférées. Pourtant elle finira pas épouser un homme, veuf et plus agé qu’elle, par l’entremise de ses parents. L’homme est ouvert à ses idées, et lui permet d’ouvrir une école pour fille. Elle meurt en couche à l’âge de 25 ans.

Portrait de Kartini

Portrait de Kartini

Des ténèbres à la lumière

C’est le titre de son recueil de lettres écrites à des amies hollandaises, en particulier son amie Stella, féministe hollandaise qu’elle n’a jamais pu rencontrer, mais avec qui elle tisse un lien très intime. Elle y développe très modernes pour son époque, alors qu’elle vit dans une société et classe sociale cadenassée par les coutumes. Ce qui m’a marqué, c’est la détermination de cette jeune fille, mêlé d’humilité. Je ne peux que conseiller la lecture de la publication française de ses Lettres, traduites en français par Louis-Charles Damais, aux éditions de l’Ecole française d’Extrême Orient, pour moins de 15 euro. Si en Indonésie et en Hollande dans une moindre mesure, les élèves lisent ses lettres, elle rest très méconnue du public français.

kartini

Kartini

En 1912, la fondation Kartini permet d’ouvrir une école à Semarang, sa ville natale au centre de l’île de Java sur la côte Nord. Plusieurs autres écoles ouvrent par la suite suivant ce modèle dans les grandes villes. Le 21 avril est le jour Kartini en Indonésie, la journée de la femme dans ce pays. Elle donne aussi son nom à une revue pour jeunes filles.


And since we are talking about Indonesian women, I would like to introduce an unknown figure (at least for European people) : Raden Adjeng Kartini (1879-1904). Born into an aristocratic family at a time when Java was still a Dutch colony and under the rule of Holland, he father was a civil servant (bupati, Rengency Chief of Jerapa, Central Java). Kartini has a very humble, strong personality: her main fight was to bring the Indonesian girls to an equal footing than their boy counterparts. Her father allowed her to attend school until she was 12, which is actually longer than what girls could do at this time. She made her own education by reading many books, and by meeting other women from high society, especially Dutch. She read books and magazines from Europe which fed Kartini’s interest in European feminist thinking, and fostered the desire to improve the conditions of indigenous women, who at that time had a very low social status. She struggled also for brotherhood between Indonesian and Dutch people, at a time when the Indonesian were treated as ”old children”, for religious toleration and against polygamy at a time when the young girl could see her husband that her parents chose the day of her mariage. She finally married another civil servent that her parents chose, maybe because she didnt want to upset her old father. Her husband was very open to Kartini’s ideas and allow her to open a school for girls. She died at the age of 25 while giving birth to her child.

Out of dark comes Light

Kartini entertained good relations with Dutch women, because she could speak and write Dutch language which was quiet new, because she Dutch didn’t allow Indonesian to speak in Dutch. Among them, she wrote to Stella, a Dutch young woman that took part in several feminist movements in Holland. She never met her, but after she passed away, people saved her letters and published them in Out of Dark Comes Light that I really recommend.

In 1964, President Sukarno declared Kartini’s birth date, 21 April, as ‘Kartini Day’ – an Indonesian National Holiday. Kartini is also the name of a magazine for girls. Today Indonesian and Dutch pupils read her letters at school.

Pour en savoir plus sur le mouvement féminin en Indonésie  / you want to know more about Indonesian Women Movement ? : cliquer ici/click here

 

Wanita Indonesia – Indonésienne October 22, 2009

Filed under: Coklat putih — fralinesia @ 8:58 pm

On the motorbike

On the motorbike

Wanita Indonesia di Jelanan

Dua wanita Indonesia di pagi hari (two indonesian women in the morning)

Wanita Indonesia Reading Quran

Wanita Indonesia Reading Quran

Mother and Daughter

Mother and Daughter

Playing guitar

Playing guitar

Hindu Woman

A Hindu Woman Prays

Wanita Bersarung

Wanita Bersarung (Woman covering her face)

Snacks Seller

Snacks Seller

Wise

Wise

In Bali Streets

In Bali Streets

Wanita Mata

Mata seorang wanita (an eye of a woman)

Writing

Writing

 

These are some women pictures that we took. Indonesian women have different face types, as you can see in the pictures. It depends on where they are coming from. Most of them have light brown or brown skin (esp. balinese), dark colored hair and dark colored eyes.

We are interested in taking pictures of women who work on the street. Like the snack seller who never get tired of selling snack in such a sunny day in Bali. Carrying heavy basket on their head is no longer an impossible thing.

Indonesian woman. With the sand color of your skin. Mistery of Beauty from your dark hair. And love is sparkling from your deep dark colored eyes. Be proud, wanita Indonesia.

 

Jogja by Night October 20, 2009

Filed under: 1 — fralinesia @ 2:26 pm

Last night in Jogjakarta. Sad. Excited. Curious. Unsatisfied. Street Art Photo Session

We spent our last night in this ‘Batik’ city by taking pictures. Silence. Sleepy becak driver. Food seller. Crazy guide.

Love.

Un moment inoubliable : notre session photo dans les rues de Yogya pour notre dernière nuit. Silence presque angoissant sur Malioboro, l’artère principale de la ville devenue déserte. On y côtoie des personnages un peu étrange. Un sentiment presque d’irréalité. On a du mal à s’imaginer que s’installent ici dans la journée des milliers d’étales à vêtements et nourriture, et que les rideux de fer cachent des cavernes d’Ali Baba. Seuls les détritus qui jonchent le sol sont les derniers témoins de cette activité.

Les conducteurs de becak (tricycle) dorment soit à même le sol soit dans leur étroit engin. En Indonésie, s’ils constituent le folklore privilégié des touristes, ils n’en restent pas moins la survivance d’une classe sociale la moins favorisée, souvent sans domicile. De même que les utilisateurs de becak sont mal perçus, n’ayant pas les moyens de s’offrir un scooter.

C’est comme si l’on se retrouvait derrière le rideau d’un théâtre. Là on voit des ouvriers qui repeignent en rouge la façade du KFC. Ici, un conducteur de becak, ayant perdu toute notion du temps ou dans un dernier espoir, nous propose de nous emmener à la résidence de Sultan (à minuit !!). Enfin un pseudo-guide, voulant me montrer une gallerie de batik me parle en français, d’un probable voyage vers Bordeaux… Ambiance très spéciale, qui nous a permis de réaliser sans doute nos plus beaux clichés. Ceux qui montrent l’envers du décors, la marginalité, la folie humaine. Une nuit de poésie et d’amour…

Food seller on the street. Terima kasih pak! makanannya enak! (Thanks sir, the food was great!)

Food seller on the street. Terima kasih pak! makanannya enak! (Thanks sir, the food was great!)

Green Hot Chili of Jogja

Green Hot Chili of Jogja

Bikes. Those ain't ours. We wished!

Bikes. Those ain't ours. We wished!

Car passed a becak

Car passed a becak

Empty Malioboro : Becak driver decided to sleep

Empty Malioboro : Becak driver decided to sleep

Famous Malioboro : 24 hours McD plus romance

Famous Malioboro : 24 hours McD plus romance

Workers of KFC

Workers of KFC

Streets in between

Streets in between

Did it mention : No Parking? (Yes! But no police!)

Did it mention : No Parking? (Yes! But no police!)

Amanda and Malioboro (By Geraud)

Amanda and Malioboro (By Geraud)

shoes talk

shoes talk

Amanda could not leave Jogja (by Geraud)

Amanda could not leave Jogja (by Geraud)

Geraud could not leave Jogja (by Amanda)

Geraud could not leave Jogja (by Amanda)

 

1st day in Yogyakarta : Small street and Vredeburg! October 8, 2009

Filed under: 1 — fralinesia @ 11:10 pm

level crossing - from the train to Yogya

level crossing - from the train to Yogya


river - from the train

river - from the train

In the train to Yogya - early morning

In the train to Yogya - early morning


Near the train station - in the train to Yogya

Near the train station - in the train to Yogya


Workers in the ricefields - in the train to Yogya

Workers in the ricefields 1 - in the train to Yogya


Workers in ricefields 2 - in the train to Yogya

Workers in ricefields 2 - in the train to Yogya


After spending 7 hours in the train, we finally arrived in Yogya's train station

After spending 7 hours in the train, we finally arrived in Yogya's train station


Amanda in Fredeburg

Amanda caught by paparazi in Fredeburg


Fredeburg shooting 1

Fredeburg shooting 1


Fredeburg shooting 2

Fredeburg shooting 2


Fredeburg shooting 3

Fredeburg shooting 3


Fredeburg shooting 4

Fredeburg shooting 4


Fredeburg shooting 6

Fredeburg shooting 6

nap in Yogya streets

nap in Yogya streets


Naughty Kids

Naughty Kids

Becak driver having a rest after hard day work

Becak driver having a rest after hard day work


Backpacker in Yogya

Backpacker in Yogya

Looking for a losmen (cheap hotel)

Looking for a losmen (cheap hotel)

 

Mba Surip – Tak Gendong

Filed under: 1 — fralinesia @ 9:50 pm

Mba Surip !

Who is this crazy Indonesian man who looks like Bob Marley ? He died on the week i came to Indonesia. He was on TV, channels broadcasted his latest tube “Tak Gendong”.  People in the streets were singing this anthem : “where are you going, ok, my darling”.

“Our working class hero”

A month after he passed away, journalists were still talking about him. The quick rise in the charts of the man cannot only be explained by the lyrics of the song Tak Gendong nor by his artistic merit. Would it rather be because of his unique personality ? The Jakarta Post, biggest English paper about Indonesia, said he was “our working class hero”.

A working class hero ? Hum… He claimed to have graduated from three colleges, one of them a prestigious college in Surabaya. People also said he has been to the us and worked in oil industry. But in the 1990’s he started to sing in the buses in Jakarta. He remained very poor til the very last end, so were his records. His experience gave him “enough street credibility to be the voice of the poor” (The Jakarta Post). And lot of humour ! He chose to play raggae, music of liberation. Liverpool docks gave birth to the Beatles. Jakarta slums gave birth to Mba Surip ! Andy, Amanda’s bestfriend and rock band leader, told me he passed aways because he was addicted to coffee. Maybe he couldn’t bear success. What a fascinated icon for all generations !